L'INFRASTRUCTURE AÉROPORTUAIRE EN ILE DE FRANCE

- ETAT DES LIEUX -


RECORD MONDIAL DE CONCENTRATION AEROPORTUAIRE

28 aérodromes en Ile de France, dont 16 en région parisienne

La quasi-totalité de ces plates-formes a été implantée au début du siècle, à une époque où l'aviation était naissante, peu polluante et où la région Ile de France avait un caractère rural dominant.Tous ces aérodromes ont été jalousement conservés malgré une urbanisation qui les a rendus extrêmement nuisants.

La tendance gouvernementale actuelle va vers une augmentation des mouvements d'aéronefs sur tous ces aérodromes.

 

50% du trafic commercial National! 5000 mouvements d'aéronefs par jour!


 

NON au SACRIFICE DURABLE de la population d'Ile de France

 

28 aérodromes en Ile de France

 

16 aérodromes en région parisienne dont trois grands aéroports : Roissy, Orly et Le Bourget.

 


Les FLUX radar 2005 DES AEROPORTS DE ROISSY, ORLY et Le BOURGET.

 

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Le BOURGET

ORLY

ROISSY

Actuellement, plus de 2500 avions par jour utilisent ces flux aériens

 

Le Rapport IAURIF

3 millions de Franciliens se partageraient actuellement les survols des avions de Roissy et d'Orly

Ce rapport minimise le nombre d'habitants survollés.

La population survollée par les flux des avions du Bourget qui passent sous les flux de Roissy et d'Orly n'est pas prise en compte

 

ATTENTION: Il ne faut pas confondre population survolée et population subissant les nuisances aériennes



 

La population survollée jusqu'à 3000 métres

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Prévision du trafic aérien
(source: Eurocontrol)

En prenant l'année 1995 comme référence

 

 

Si nous prenons les chiffres de 1995 comme référence, la prévision pour 2015 est de 3 millions 600 000 mouvements par an pour le grand bassin Parisien.

En 2015, 10 000 avions par jour utiliseront les flux aériens

qui survollent l'Ile de France




 

LES MOUVEMENTS D'AÉRONEFS

2500 mouvements par jour de gros porteurs

 

Aujourd'hui, ces plates-formes génèrent dans notre région environ 1.800.000 mouvements d'aéronefs (atterrissages où décollages) par an qui se répartissent de la manière suivante, pour les principaux sites : ( année 2001)

Aéroport

Mouvements / an

Activités
Roissy CDG

515.099 (IFR)
Aviation commerciale et affaires
Orly

215.538 (IFR)
Aviation commerciale et affaires
Le Bourget

48.725
Aviation générale et commerciale
Buno-Bonnevaux

Non communiqué
Aviation générale
Brétigny sur orge

Non communiqué
Aviation générale
Issy les Moulineaux

12.089
Héliport
Enghien-Moiselle

Non communiqué
Aviation générale
Etampes-Mondésir

100.000

Aviation générale
Fontenay-Tresigny

Non communiqué
Aviation générale
Lognes-Emerainville

125.000
Aviation générale
Persan-Beaumont

60.000
Aviation générale
Saint-Cyr

106.000
Aviation générale
Meaux-Esbly

80.000
Aviation générale
Pontoise-Cormeille

108.000
Aviation générale et commerciale
Toussus le Noble

120.000
Aviation générale
Chavenay-Villepreux

90.000
Aviation générale
Chelles le Pin

20.000
Aviation générale
Coulommiers-Voisins

60.000
Aviation générale
le Plessis-Belleville

Non communiqué
Aviation générale
Les Mureaux

Non communiqué
Aviation générale
La Ferté Gaucher

Non communiqué
Aviation générale
La Ferté Alais

Non communiqué
Aviation générale
Mantes Cherence

Non communiqué
Aviation générale
Melun Villaroche

30000
Aviation générale
Moret episy

Non communiqué
Aviation générale
Nangis les loges

Non communiqué
Aviation générale
Seyne Thivernal

Non communiqué
Aviation générale
Villacoublay-Vélizy

Secret défense
Aviation militaire

 

Ces plates-formes engendrent 1.800 000 mouvements par an au-dessus de notre région.

Soit 5000 mouvements d'aéronefs par jour dont plus de 2500 mouvements de gros-porteurs utilisés pour l'aviation commerciale passagers et fret.

Chaque aéronef utilise un " chemin d'écoulement " qui lui permet d'atterrir et de décoller des aérodromes. Les aéronefs provenant des 28 aérodromes créent des flux aériens qui sont gérés par les responsables de l'aviation civile pour en assurer la sécurité et la fluidité.

Les 2500 " gros porteurs commerciaux " qui décollent et atterrissent par jour de Roissy, d'Orly et du Bourget survolent l'île de France en montant à 3000 mètres où descendant de 3000 mètres...( 50 km )

L'UFCNA considère qu'à partir ou jusqu'à 3000 mètres, l'aéronef est générateur de nuisances sonores insuportables et producteur d'une pollution atmosphérique en NOX, CO et suies qui ne sont pas actuellement comptabilisées par le gouvernement.

Pour les riverains, habitant sous les flux aériens de ces aérodromes, la vie devient insupportable.

Ces flux aériens occupent toutes la superficie de l'île de France, ils s'étalent, s'entrelacent, se juxtaposent en créant des zones de nuisances jusqu'à plus de 40 km des pistes.


Les nuisances engendrées

par le trafic aérien

 

Les nuisances sonores

Plus les mouvements d'aéronefs augmentent plus les nuisances sonores augmentent.

Plus de 4.000 000 d'habitants d'Ile de France vivent sous les différents flux aériens.

Les pouvoirs publics minimisent systématiquement l'impact du bruit engendré par les aéronefs sur la population.

Les pouvoirs publics minimisent l'impact du bruit sur la santé des riverains.

Les progrès de motorisations constatées sur les avions de nouvelle génération ne seront réducteurs de nuisances aériennes que lorsqu'ils seront majoritaires dans les flottes des compagnies aériennes ce qui est loin d'être le cas actuellement. Les avions construits en 1980 voleront encore en 2015.

Les riverains d'aérodrome sont sacrifiés.

La pollution

La population totale de l'ile de France est concernée. Officiellement, le trafic aérien produit localement 6900 de NOX par an:

L'équivalent de la production de deux énormes rafineries.

 

Le Plan de Protection de l'Atmosphère ( PPA) donne le droit de polluer au trafic aérien en IDF 

 

Totalement occultée par les pouvoirs publics jusqu'en 2000 la pollution locale du trafic aérien en Ile de France, malgré la désinformation ambiante a commencée a être mise à jour par le PRQA élaboré en 2000.

PRQA et PPA

Le Plan Régional pour la Qualité de l'Air (PRQA) a été introduit par la loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (LAURE) du 30 décembre 1996 et précisé par le décret 98-362 du 6 mai 1998. Il consiste à fixer les orientations à moyen et long terme permettant de prévenir ou de réduire la pollution atmosphérique afin d'atteindre les objectifs de la qualité de l'air définis dans ce même plan.
Révisé tous les 5 ans, ce plan doit être soumis à la consultation publique.

En complément du PRQA et au minimum dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants, des Plans de Protection de l'Atmosphère (PPA) doivent être élaborés par le préfet. L'objectif de ces plans est de ramener, à l'intérieur de la zone couverte par le PPA, la concentration en polluants dans l'atmosphère à un niveau inférieur à des valeurs limites.
Pour y parvenir, les autorités peuvent prononcer la restriction ou la suspension d'activités polluantes et prescrire des limitations à la circulation des véhicules.
Les dispositions spécifiques applicables aux Zones de Protection Spéciales (ZPS) existantes sont reprises dans les PPA qui doivent les remplacer.

Le PRQA année 2000

Le dernier PRQA a été approuvé le 31 mai 2000, après consultation du public. Concernant la pollution locale du trafic aérien en Ile de France, le PRQA exprimait son manque d'informations cohérentes sur le sujet et basait sa prospective sur une évaluation totalement erronée qui dénotait un manque total d'informations vérifiées sur ce sujet. Voir: http://ufcna.com/PRQAOrlyRoissy.jpg

La prospective PRQA envisageait 5300 tonnes/an de NOX pour l'année 2000 alors que l'inventaire PPA élaboré en 2004, malgré ses limites et en excluant le trafic routier induit par l'exploitation des aéroports et aérodromes (1770 T/A de NOX ) nous donne aujourd'hui le chiffre de 6900 T/A de NOX pour l'année 2000.

Le PPA est soumis actuellement ( mars 2005) à la consultation du public

A la différence du PRQA qui fixe des orientations pour atteindre les objectifs de qualité de l'air fixés à l'annexe I du décret n°98-360 du 6 mai 1998, un PPA fixe des objectifs de réduction de polluants atmosphériques pouvant conduire à envisager des mesures contraignantes à l'intérieur du périmètre délimité par le plan.

Limites et contradictions du PPA envisagé en Ile de France concernant le trafic aérien

Les limites de l'inventaire

Pour se donner un objectif de réduction, il faut commencer par faire un inventaire objectif et complet.

La comptabilité PPA des émissions chimiques du trafic aérien en IDF (6900 T/an) semble donc être minimisée

La contradiction et la prospective éludée

Les mesures de "réduction" des émissions envisagée par les acteurs du trafic aérien sont en contradiction des objectifs déclarés du PPA

Réflexions

  • « Les réductions d'émissions pressenties en Ile-de-France permettront-elles, aux horizons
    2005 et 2010, le respect des valeurs de référence de qualité de l'air pour le dioxyde d'azote ? »
  • ( Un 747-200 chapitre 3 de 27 ans d'âge produit pour un cycle LTO( décollage et atterrissage jusqu'a 900mètres d'altitude) 55 kilos de NOX ce qui équivaut actuellement à la production NOX de 7300 voitures/essence qui font 50 kilomètres chacune où 2200 voitures/diésel qui font 50 km chacune) Base de calcul = norme voitures UE/2000

    Les risques d'accidents aériens

    Plus les mouvements d'aéronefs augmentent, plus la probabilité d'accidents majeurs augmente.

    Les pouvoirs publics éludent totalement les risques d'accidents.

    Les associations de riverains de l'aéroport d'Orly, réunies en assemblée générale à Chilly-Mazarin le 15 avril 1999, ont adopté la motion suivante :

    Considérant que le Schéma Directeur de la Région lle de France 2015 approuvé par décret le 26 avril 1994, a prévu de stabiliser le trafic d'Orly à 200.000 mouvements par an,

    Considérant que l'arrêté ministériel du 6 octobre 1994 confirme cet objectif qui a été approuvé par ADP, le comité des maires des villes riveraines, le Président du Conseil Général du Val-de-Marne,

    Constatant que cet engagement n'est pas tenu et que le trafic avoisine aujourd'hui 250.000 mouvements par an,

    Considérant qu'il est inadmissible dans une démocratie que l'Etat et les autorités administratives de tutelle ne respectent pas ou ne fassent pas respecter les textes,

    Considérant qu'il est aujourd'hui connu de tous que les risques d'accidents augmentent avec l'accroissement du trafic et que chaque année, on frôle au moins une à deux fois, une catastrophe majeure autour de la plate-forme d'Orly,

    Considérant que malgré toutes nos interventions, la situation perdure :

    Les associations de riverains informent dès maintenant les responsables de l'Etat à leur plus haut niveau, les responsables régionaux, départementaux et locaux qui auront favorisé, encouragé ou accepté le dépassement annuel de 200.000 mouvements, qu'en cas de catastrophe aérienne au-dessus et autour de l'aéroport d'Orly, ils seront tenus personnellement responsables des conséquences et auront des comptes à rendre aux riverains qui se constitueront Partie Civile par l'intermédiaire de leurs associations,

    Mandatent le Président de l'UFCNA pour communiquer le contenu de la présente motion aux Ministres concernés, au Directeur Général de l'Aviation Civile, au Président d'Aéroports de Paris, au Président du Conseil Régional d'lle de France, aux Présidents des Conseils Généraux du Val-de-Marne et de l'Essonne, aux Maires des communes membres de la C.C.E. de Paris-Orly.


    A ROISSY

    L'enquête publique préalable à la construction des deux doublets de pistes réalisée en 1996 avait fixé un objectif de trafic de 480.000 mouvements par an en 2015.

    Le trafic a franchi le seuil des 470.000 mouvements par an en 1999.

    Avec un trafic passagers de 44 millions en 1999, il est évident qu'avant 2007 le seuil des 55 millions de passagers sera atteint ce qui, avec un emport moyen inférieur à 100, impliquera un trafic mouvements de l'ordre de 600.000.

    En appliquant la prospective d'augmentation du trafic aérien communiquée par EUROCONTROL ( 84% entre 1999 et 2015)

    900 000 mouvements à Roissy en 2015

    Les nuisances sonores et atmosphériques sont maintenant devenues insupportables pour plus de 3 millions de riverains habitants jusqu'à 40 km des pistes.

    Les riverains, sous le flux des trajectoires aériennes sont maintenant persuadés que le gouvernement se moque ouvertement de leur qualité de vie.

    Ils revendiquent avec de plus en plus de force :

     

    A ORLY

    Les objectifs réglementaires du SDRIF 2015 ne sont pas respectés, L'Arrêté du 6 Octobre 1994 limitant l'attribution des créneaux horaires sur l'aéroport d'Orly. prévoyait 200.000 mouvements environs pour 250 000 créneaux horaire attribués.

    Aéroport de Paris et les Pouvoirs Publics ne respectent pas la Loi

    Les associations de riverains sont farouchement opposées à tout déplafonnement et considèrent comme une vaste " entourloupe " " l'annualisation du bruit " que l'on voudrait y substituer.

    En 1999, Lors d'une assemblée générale, les associations d'Orly ont même décidé, dans l'hypothèse où le déplafonnement leur serait imposé, qu'en cas de crash sur Orly, les responsables politiques et économiques ayant pris la décision ou l'ayant même simplement favorisée, seraient poursuivis devant les tribunaux en recherche de responsabilité.

    Il faut savoir que dans les seules 28 communes directement riveraines de l'aéroport, ce sont 450.000 personnes qui vivent, dans 150.000 logements et les nuisances vont bien au-delà de 28 communes. Plus de 600 communes et villes sont concernées par les nuisances du trafic aérien d'Orly .

    Alors doit-on poursuivre le développement de ces plates-formes, avec le risque de rendre notre région invivable et dangereuse ? A notre avis non et la nécessité de prévoir un troisième aéroport hors Ile de France s'impose dès maintenant où l'utilisation immédiate de l'aéroport de Vatry pour les gros porteurs bruyants et polluants qui utilisent l'aéroport d'Orly.


    GESTION DE L'ACQUIS

     

    Le bilan actuel prouve que le développement des structures aériennes en île de France depuis les années 50 c'est effectué sans schéma précis, en faisant une impasse totale sur les problèmes d'environnement.

    La recherche de solutions

    La plupart des aérodromes Français sont implantés dans un environnement urbanisé.-L'Union Nationale ne peut en aucun cas accepter un report des nuisances aériennes sur d'autres aérodromes Franciliens ou de Province.

    L'avion ne nous semble pas le meilleur mode de transport à l'intérieur de l'Hexagone et de l'Europe, le développement du réseau TGV à destination des capitales régionales et Européennes nous semble un bon moyen pour remplacer le transport aérien sur ces destinations,

    Le sacrifice des riverains ne pouvant perdurer, la création de toute urgence d'un aéroport international dans le grand Parisien s'impose!

    La meilleure solution serait d'utiliser immédiatement l'aéroport international de VATRY

    A Vatry, . . Un aéroport international vide attend les avions. . .


     

    Le nouveau gouvernement , en excluant la construction d'un troisième aéroport international dans le grand bassin Parisien, et l'utilisation de Vatry comme aéroport de dégagement

    veut imposer

    le SACRIFICE DURABLE à la population d'Ile de France