Union Française
Contre les Nuisances des Aéronefs
Association Nationale
Paris le 2 octobre 2001
Communiqué de
presse de l'UFCNA
Le 3 octobre 2001, Pierre Zémor, président de
la Commission Nationale de Débat public recevra une délégation
conduite par Jean Marie Gourdin président de l'UFCNA et
Gérard Souchard secrétaire général
D'IDFE, constituée de représentants des principales
associations de riverains des plates-formes franciliennes et de
grands aéroports français. Cette rencontre aura
lieu dans le cadre de la Mission DUCSAI (Démarche d'Utilité
Concertée pour un site Aéroportuaire international).
À cette occasion, l'UFCNA rappellera que :
- Compte tenu des hypothèses de croissance du transport
aérien formulées par les experts pour ces 20 prochaines
années (hypothèse basse + 5% l'an)
- Compte tenu des engagements gouvernementaux sur les deux
plates-formes franciliennes: ORLY - 250 000 créneaux,
couvre -feu nocturne. ROISSY - 55
millions de passagers
- Compte tenu de la souffrance actuelle et des risques imposés
aux riverains et à une grande partie de la population
d'Ile de France
L'opportunité de construire une nouvelle plate-forme
aéroportuaire internationale n'est plus à démontrer,
mais une urgente nécessité.
L'UFCNA, dans sa requête du 4 juillet 2001, demandait
à la commission DUCSAI qu'une mission d'expertise soit
instituée par une autorité technique impartiale
aux fins de rééquilibrer les forces en présence.
L'UFCNA approuve donc le principe de la contre-expertise demandée
par France Nature Environnement et acceptée par la Mission
DUCSAI
Cette contre-expertise doit permettre d'évaluer l'urgence
et le lieu de la création d'une troisième plate-forme
dans le grand bassin parisien ainsi, au nom du principe de précaution,
qu'une réflexion sérieuse sur la suppression, à
terme, des aéroports d'Orly, du Bourget et de Roissy au
fur et à mesure que cette troisième plate-forme
internationale prendra de l'importance.
L'UFCNA demande à la Ducsai, à l'occasion de
cette contre-expertise, d'aider le gouvernement à prendre
conscience de la réalité des nuisances qui sont
actuellement générées par le trafic aérien
et subies par les 11 millions d'habitants d'Ile de France et les
riverains des grands aéroports nationaux.
- Prendre conscience qu'actuellement la pollution engendrée
par le trafic aérien des 28 aérodromes d'Ile de
France produit, en norme LTO, plus de 20 tonnes de NOX et 10
tonnes de suies par jour. (source
ADP pour Roissy et Orly)
- Que cette pollution touche les 11 millions d'habitants d'Ile
de France.
- Que cette pollution est génératrice d'atteinte
intolérable à la santé
- Prendre conscience qu'actuellement la population d'Ile
de France est saturée par les nuisances sonores générées
par les 28 aérodromes implantés dans notre région.
- Qu'il faut impérativement supprimer immédiatement
les vols de nuit et limiter les mouvements sur tous les aérodromes
d'Ile de France.
- Les riverains de Roissy qui subissent déjà
plus de 500 000 mouvements- an et 59000 vols de nuit ne veulent
pas voir la situation se dégrader davantage
- Qu'il faut impérativement interdire le survol de notre
région par les avions de plus de 20 ans.
- Qu'il faut impérativement annuler toute restructuration
des couloirs aériens prévus en fonction de l'augmentation
de la capacité de tous les aérodromes d'Ile de
France.
- Prendre conscience, au nom du principe de précaution,
des probabilités de crash d'un avion sur la population
riveraine.
- Qu'une évaluation des probabilités de crash
d'un aéronef sur la population riveraine des aéroports
existants soit rendue publique et qu'une prise de responsabilité
officielle des pouvoirs publics soit exposée clairement.
- Qu'un périmètre de sécurité de
25 km de rayon soit obligatoire pour toute création de
nouveaux aéroports.
- Prendre conscience que les aéroports de provinces
sont tous urbanisés dans leur périphérie
proche, que leurs riverains subissent déjà toutes
les nuisances induites par le trafic aérien de façon
insupportable et qu'il est totalement inacceptable de vouloir
en augmenter la capacité.
- L'éloignement géographique du marché
parisien et la dimension euro-régional de Lyon Saint-Exupéry
(échec de la liaison Lyon New York) n'en fait pas une
alternative crédible au "3e aéroport parisien".
Considérant que la région Champagne -Ardenne
s'est portée candidate pour être la troisième
plate-forme internationale dans l'infrastructure de Vatry.
La recherche d'un site pour la nouvelle plate-forme nous
semble inutile car, compte tenu de l'urgence, il semble bien
aujourd'hui que le site existant de Vatry soit le seul
qui réunisse les conditions les plus favorables sur le
plan économique et environnemental.
- Possibilité de maintenir pour les nuisances et la
sécurité un cercle de 25 km de rayon définitivement
interdit à l'habitation.
- Possibilité d'être utilisé très
rapidement pour transférer le fret de nuit de l'aéroport
de Roissy.
- Possibilité de créer un aéroport
passager en six ans avec une navette TGV dédiée
et enregistrement des bagages dans un terminal dédié
à la gare de l'Est.
Les voies aériennes d'accès et de départ
à cette plate-forme ainsi que leurs impacts environnementaux
devront êtres définis dès la décision
d'utiliser cet aéroport et portés à la connaissance
du public concerné.
L'UFCNA est persuadée que les conclusions de cette expertise
ne feront que conforter la thèse de l'urgence de l'aménagement
de cette plate-forme et amorcera la réflexion pour une
suppression à terme des aéroports d'Orly, du Bourget
et de Roissy, au fur et à mesure de la montée en
puissance de la nouvelle plate-forme.
Le président de l'UFCNA
Jean Marie Gourdin
Contact Presse : Daniel Lacambre 01 43 20 68 87