AERODROME DE MONTAUBAN

 

MISE à JOUR : 2000 / 2001

 

Un nouveau crash en 2001 . . . sur un restaurant ! ! !

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Le point depuis le 18 janvier 2000 ( date de la dernière réunion de la CCEA )

 

Code de Relations : concernant ce code, le P.V., parvenu le 13 mars se terminait ainsi " Après lecture du projet proposé, il s'avère que quelques modifications mineures permettraient la signature de ce code par les associations de riverains . Une version modifiée leur sera prochainement proposée" .

Les associations attendent toujours le courrier leur proposant cette version . . .

En fait, il semble bien que ce Code de Relations a été définitivement enterré lorsque tout le monde a compris que les associations ne signeraient que si des mesures concrètes étaient officiellement mises en place, et si on se mettait enfin à la recherche d'un nouveau site . . .

 

Pas de réunion de la CCEA à ce jour, pour l'année 2001 .

1. Les changements positifs depuis l'accident de 98 jusqu'au mois de mai 2001 :

Sur le Terrain :

Amélioration sensible :

- mouvements et tours de piste moins nombreux (certaines activités se pratiquent donc ailleurs . . .)

- manifestations aéronautiques quasi inexistantes .

 

Au niveau des projets :

Projet de développement de l'aérodrome de Castelsarrasin-Gandalou dans le cadre d'un protocole d'accord établi entre les villes de Montauban, Moissac et Castelsarrasin.

Projet connu fin janvier, signature devant intervenir peu après .

Castelsarrasin - Moissac = 8 km

Emettant, en effet, un avis favorable au projet de PEB pour une nouvelle période de 10 ans, il ajoutait : " Cette période devrait permettre de rechercher et d'adopter une solution définitive aux problèmes posés par l'aérodrome de Montauban " .

Il est vrai que le représentant de la Préfecture au cours d'une séance de la CCEA, devait nous expliquer "qu'on n'était pas obligé de suivre les conclusions d'un Commissaire-Enquêteur ". . .

Mars 2001 : Elections municipales .

Changement de majorité . Le projet est abandonné .

2.MAI - JUIN 2001 :

23 mai : annonce par la presse des prochaines manifestations aéronautiques prévues :

- démonstrations en vol et voltige ( l'activité de voltige est interdite depuis le 19-01-95 sur cet aérodrome, mais . . . autorisée lors de manifestations...)

- baptêmes de l'air ( Robin DR 400 et CAP 10 B )

- parachutages

- démonstration en vol des biplans Bücker-Jungnam et Stampe

- démonstration en vol du Pilatus PC 6 de l'ETAMAT etc...

28 mai :

Choquées par ce retour en arrière, les associations écrivent au Préfet pour lui faire part de leur étonnement face à ces nouvelles autorisations ainsi qu'au manque d'informations sur ce point, contrairement à l' engagement pris en C.C.E.A. le 29 10 91 .

Dans ce courrier, les associations rappellent au Préfet les conclusions de l'Enquête Publique de 94 / 95, et évoquent le développement envisagé de l'aérodrome de Castelsarrasin-Gandalou .

Avaient-elles la prescience de ce qui allait se passer ? Etait-ce la conviction profonde - et de plus en plus forte - que la localisation de cet aérodrome le rendait maintenant totalement incompatible avec une grande partie des activités, en particulier les manifestations festives qui augmentent considérablement les mouvements, et donc les risques ?...

Quoiqu'il en soit, la réponse devait leur être apportée le 16 juin . . .

Crash du 16 juin :

Ce jour-là, vers 16h30, un petit avion privé s' écrase sur le restaurant "Le Mareyeur" situé en bout de piste.

Cette fois encore le miracle a eu lieu, car si cet accident a entraîné la mort du pilote et de son passager, aucune victime au sol n'est à déplorer, et ceci pour plusieurs raisons :

- le réservoir de carburant n'a pas explosé,

- le restaurant - complet à l'heure du déjeuner - s'était vidé de ses clients et de son personnel à cette heure-là .

- les pompiers ont pu arriver très rapidement sur les lieux pour empêcher, par exemple, que les fuites de carburant s'écoulant du plafond n'atteignent les "pianos" de la cuisine, encore chauds ...

3.Réactions des associations : 16 / 28 juin :

- Interview sur Sud-Radio

- Interview sur Radio-Nostalgie

- Interview sur la chaîne France3-Sud : apparition de quelques secondes à peine d'un responsable de l'ADCN, sans citer l'association, suivie d'un commentaire nettement plus long du président de l'aéro-club, nommément cité . Le commentaire venait démolir en quelque sorte la petite phrase tirée de son contexte prononcée par le responsable de l'ADCN . . .

Sur cette chaîne la parole n'a donc pas été donnée aux riverains ...

- Rédaction d'un article pour La Dépêche du Midi et le Journal du Tarn et Garonne.

Cet article, émanant des représentants officiels des riverains, n'a pas été publié par ces journaux locaux . . . ce qui ne s'était guère produit auparavant .

Par contre, un long article dans La Dépêche du Midi était consacré au témoignage de l'institutrice ayant vécu l'incident du 10-12-97 . Celle-ci tenait depuis ce jour-là à ce qu'il soit fait état publiquement de la gravité de l'incident, et de sa terreur en ce jour de décembre . Ceci dans l'espoir que son témoignage entraînerait une véritable prise de conscience .

28 juin :

Rencontre avec le préfet dans le cadre d'une réunion déjà prévue avec UMINATE 82 ( France Nature Environnement ) .

Le Préfet confirme ses déclarations parues dans la presse, à savoir :

- Il a personnellement demandé, au printemps 2000, à l'Aéro-Club et à la Mairie de prendre des mesures pour sécuriser le site, leur donnant 6 mois pour trouver la solution ( -> juin 2001 ), puis un nouveau délai de 6 mois (-> décembre 2001 ), les solutions n'ayant pas été complètement trouvées .

- Ces mesures sont les suivantes :

  1. Clôturer l'enceinte totale de l'aérodrome pour sécuriser la piste en évitant un accès trop libre à celle-ci .

    Quelle efficacité en cas d'incident en vol ?

     

  2. Mettre en place un dispositif, appelé PAPI, qui est un système de guidage à l'atterrissage, mais n'est d'aucune utilité au décollage . Or, les deux accidents graves survenus en 98 et en 2001, se sont produits au décollage !

 

  1. Après le 28 juin :

Calme plat

Aucune information en direction des riverains pendant les mois d'été .

Quelles décisions sont prises en coulisse ?

Les riverains sont d'autant plus préoccupés, que, le 21 Septembre, s'est produit à Toulouse, ville très proche, un événement grave aux très lourdes conséquences : l'explosion de l'usine AZF située en pleine agglomération .

Si l'activité de cette usine est sans rapport avec les activités aéronautiques à Montauban - et si on ne peut donc comparer ce qui n'est pas comparable - force est de constater que la situation comporte bien des similitudes :

- urbanisation mal maîtrisée

- site dangereux englobé peu à peu au sein de l'agglomération

- absence de recherche de vraies solutions propres à éviter une catastrophe .

Et on voit bien que les mesures de sécurité, les contrôles, les vérifications n'ont rien empêché ... non plus que les mises en garde ici ou là !..

15 Octobre : courrier adressé par les associations au Préfet et au Maire,

Mais certains se demandent peut-être ce qu'est la Convention d'AARHUS ( il est vrai que ce texte n'a guère fait la UNE des médias ...) .

Signée en 98 à AARHUS (Danemark) par 39 pays membres de la CEE-ONU et l'Union Européenne ( dont la France), elle a pour objet la protection de l'environnement, objet précisé ainsi dans son article 1° ( de nombreux articles viennent ensuite expliciter les dispositions générales ) :

Afin de contribuer à protéger le droit de chacun, dans les générations présentes et futures, de vivre dans un environnement propre à assurer sa santé et son bien-être, chaque Partie garantit les droits d'accès à l'information sur l'environnement, de participation du public au processus décisionnel et d'accès à la justice en matière d'environnement conformément aux dispositions de la présente Convention .

On voit déjà tout le chemin à parcourir . . .

 

23 octobre :

Réponse du Maire qui donne les informations suivantes :

  1. Le 25 septembre, une réunion a eu lieu en préfecture .

Conclusions validées ce jour-là :

  1. Le 17 octobre a eu lieu une visite de la D.G.A.C., à la demande du Préfet . Conclusions en attente .

 

Encore une fois donc - et comme toujours - tout s'est passé "en catimini", en dehors des associations de riverains et des textes réglementaires .

Qu'en est-il en effet du respect de la Convention d'AARHUS, et des textes régissant la C.C.E.A., celle-ci devant être consultée "chaque fois que des modifications des installations et / ou des conditions d'exploitation ont une incidence significative sur l'environnement" ?

 

30 -31 novembre :

2 journées de parachutages militaires .

Question : Pourquoi les militaires s'obstinent-ils à effectuer des séances de parachutages sur cet aérodrome, les cas concrets déjà relatés montrant que cette activité n'est pas ici sans risques pour les populations civiles ? Et ceci alors que l'on peut lire sur le P.V. de la CCEA du 21-02-90 : " l'autorité militaire fait savoir que les parachutages peuvent être envisagés à Gaillac ou sur un autre aérodrome ..." )

Ce qui semblait être une sage résolution n'a jamais été suivi d'effet ( au contraire même pendant les années suivantes ) .

 

Week-End 2-3-4 novembre :

Temps très beau, très clair :

Observations des riverains : mouvements plus nombreux, évolutions de certains appareils sans respecter les procédures ou les recommandations inscrites sur la carte VAC .

Les riverains craignent que tout ceci ne représente un avant-goût de ce qu'ils auront à subir à nouveau , après la mise en place des "mesures de sécurité" . . .

 

7 novembre :

- soit par la presse

- soit par la lettre du Maire du 25/10, en réponse à notre courrier du 15/10 .

7 Novembre également :

Celui-ci nous informe :

 

On voit bien qu'il va encore s'écouler sans doute beaucoup de temps pour que la Convention d'AARHUS devienne une réalité, et que les " autorités " consentent enfin à partager un peu de leur pouvoir et de leurs prérogatives avec le public . . . directement concerné !

 

En même temps, début Novembre :

Contacts avec le Député pour essayer d'avoir des informations .

SURPRISE : Celui-ci n'en a aucune .

Il n'a pas été informé de la visite de la D.G.A.C. . . .

Son secrétariat nous indique :

qu'il a rédigé un article pour la presse intitulé "Le risque zéro n'existe pas". . . dans lequel il fait lui aussi le rapprochement entre le drame de Toulouse et le crash sur le restaurant à Montauban . Il rappelle la solution qu'il était en train de mettre en place avant les élections.

  • Cet article ( dont une copie nous est adressée ) a été publié dans le "Petit Journal" ( ex-Journal du Tarn et Garonne ) mais pas dans La Dépêche du Midi .
  • qu'il a l'intention d'interroger le Ministre des Transports sur ce point par une QUESTION ECRITE .Une copie nous en a été adressée le 19 novembre .
  • Avec ce dernier point, on peut s'interroger sur le fonctionnement de notre démocratie si le député (ancien maire de surcroît et parfaitement au courant du dossier ) n'est, ni invité à des réunions dans lesquelles sont prises des décisions concernant une infrastructure importante du département , ni seulement informé . . .

    N'y a-t-il pas là une faute des services de l'Etat ? Ou ce manque de considération envers un député est-il monnaie courante ?

    Si oui, alors quel est le rôle exact et le pouvoir véritable d'un député ?

    Si non, alors on voit bien qu'il y a à Montauban un sérieux problème autour de l'aérodrome Morin-Védrines . . .

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    Montauban le 25 novembre 2001